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Programme du 17ème colloque de l'ASPIC intitulé : 'Mauvais GENRE'

Le 17ème Colloque ASPIC,
Association Scientifique Psychiatrique d'Interrogation Clinique, du Centre Hospitalier Les Murets
intitulé "Mauvais GENRE"
aura lieu le jeudi 26 septembre 2019 de 9h à 16h30
à l'Espace Rimbaud du CH Les Murets

Colloque annuel ASPIC
17 rue du Général Leclerc
94510 La Queue en brie 

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Corps, sexualités, identités aujourd’hui.

La dernière édition du Festival d’Avignon s’est placée sous la vibrionnante bannière du genre, explorant les transidentités et les métamorphoses du corps. Parmi la production cinématographique récente, des cinéastes ap-pellent à la fluidité des genres et à l’hybridation des formes – si possible avec excès, romantisme, étrangeté et subversion. Dans le même temps, le tribunal constitutionnel de Karlsruhe a exigé des législateurs que, d’ici à la fin 2018, l’Allemagne reconnaisse un « troisième sexe » à côté des mentions « masculin » et « féminin ». Sans oublier bien sûr la vague de témoignages et de remises en cause du rapport de domination homme-femme accompagnant le phé-nomène # metoo. La psychiatrie n’est pas en reste, bousculée par le mouve-ment LGBTIQ (Lesbian Gay Bi Trans Intersexe Queer) qui pose d’ailleurs plus des questions sociales et politiques que médicales. Le passage des « troubles de l’identité sexuelle » (CIM 10) aux « problèmes de santé liés au genre, au sexe, à la procréation » s’accompagne d’un mouvement de dépathologisa-tion du voeu de changer de sexe. Ce que psychiatres et psychanalystes ju-geaient unanimement psychotique (ou pervers) s’est métamorphosé en ex-pression paradigmatique du droit inaliénable à décider de son destin.

Aux Etats Unis mais aussi en Europe et particulièrement en France, les ques-tions de l’être et du genre sont devenues polémiques voire conflictuelles. Certains dénonçant une disparition des fondements de la civilisation, d’autres considérant le genre comme un devoir-être aliénant, assujettissant chacun.e à des rôles et places prédéterminées par une société hétéronor-mée, au seul bénéfice de la pérennisation du pouvoir patriarcal.

Mais pour autant, être une femme, être un homme, est-ce seulement se sou-mettre à une norme ? Outre la dimension politique, le rapport de chaque sujet à son genre est de l’ordre de l’intime. Imposé par la société pour sou-mettre les individus à ses exigences, en contrôlant leur vie sexuelle et leur désir, le genre n’en rend pas moins compte d’un certain rapport au corps et à l’Autre.

Ainsi, le passage du sexe, marqué du sceau du biologique, au genre, inter-prétation culturelle du sexe, permettrait au corps d’entrer dans le registre du symbolique.

Il y a désormais du trouble dans le genre comme du trouble en nous-mêmes.

Comment apprendre à connaitre son propre genre ?

Mauvais genre ! Parviz Denis - Président de l’Aspic

 

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